Archive for octobre, 2008

Le e-commerce croit de 25% au troisième trimestre

Dans le baromètre du e-commerce qu’elle vient de publier, l’Acsel observe que d’après les transactions rapportées par les sept intermédiaires financiers interrogés, le chiffre d’affaires du e-commerce français au troisième trimestre 2008 a augmenté de 25 % par rapport à la même période l’an dernier, pour atteindre 4 milliards d’euros. Ce montant correspond à 42,7 millions de transactions en ligne, chiffre en augmentation de 26 % sur un an. Les 23 e-commerçants du panel de l’Acsel ont réalisé un chiffre d’affaires total d’un milliard d’euros au troisième trimestre 2008, affichant une progression de 12% par rapport à la même période l’an dernier. “Pour ce panel, le troisième trimestre est objectivement moyen, car les mois de juillet et août, plongés dans une ambiance de crise, ont été moyens, analyse le président de l’Acsel Pierre Kosciusko-Morizet. Mais à côté de ces gros sites, il y a beaucoup de petits nouveaux qui tirent la croissance vers le haut.

Exposition France regarde Japon au Musée d’Orsay

A l’occasion de la célébration du cent-cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et le Japon, le Musée d’Orsay présente un ensemble de pièces décoratives particulièrement représentatives des rapports artistiques ayant uni les deux pays au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Elle a lieu du 21 octobre au 7 décembre 2008.
Dans cette présentation une place de choix est accordée à deux fameuses entreprises de l’éditeur de céramiques et cristaux, François-Eugène Rousseau (1827-1890): les services de table dont les décors furent respectivement demandés en 1866 au peintre-graveur Félix Bracquemond (1833-1914) et en 1873 au peintre sur porcelaine Henri Lambert (1836-1909) et la fabrication assurée par la manufacture de faïences de Creil & Montereau. L’ornementation du premier, qui compte parmi les premiers exemples de japonisme dans la céramique occidentale et dont le musée possède de très nombreux éléments acquis au fil des années, est fondée sur la transcription des estampes à sujets animaliers et végétaux des grands maîtres de l’ukiyo et, notamment Hokusai et Hiroshige. Le succès du service fut colossal: successivement présenté aux expositions universelles de Paris en 1867, 1878 et 1889, il fut édité jusque dans les années 1930 sous diverses raisons sociales. En 1873, peut-être à la demande du joaillier parisien Frédéric Boucheron (1830-1902), Rousseau commande un autre service à Henri Lambert. La conception décorative est radicalement différente: d’une part les motifs animaliers ne sont plus isolés comme sur le service précédent mais mis en scène dans leur milieu naturel, d’autre part de véritables paysages, avec ou sans personnages, apparaissent sur bon nombre d’assiettes. Par ailleurs, l’éventail des sources d’inspiration est singulièrement plus large puisque celui-ci a été sollicitée la production d’artistes tels Kuniyoshi, Bairei ou encore Kyosai. D’un coût élevé, car peint à la main à la différence du service Bracquemond dont la technique était l’impression ce service connut une édition limitée.